Année liturgique B

 

MARDI 31 MARS 2009

Mardi de la 5ème semaine de carême. St Isidore

Livre des nombres 21,4b-9  Ps 101  JEAN 8,21-30

21 Jésus leur dit encore : « Je m'en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. » 22 Les Juifs disaient : « Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit : 'Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller' ? » 23 Il leur répondit : « Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. 24 C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » 25 Ils lui demandaient : « Qui es-tu donc ? » Jésus leur répondit : « Je n'ai pas cessé de vous le dire. 26 J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde. » 27 Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père.
28 Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. 29 Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît. » 30 Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

Prenons le temps de regarder vivre Jésus dans les évangiles et reconnaissons-le "venant de Dieu" en comparaison de notre incapacité personnelle à vivre comme lui à chaque heure du jour et de la nuit.

LUNDI 30 MARS 2009

Lundi de la 5ème semaine de carême.

Livre de Daniel 13,1... 62  Ps 22  St JEAN 8,1-11

Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ; 2 de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
3 Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, 4 et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. 5 Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? » 6 Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. 7 Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. » 8 Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. 9 Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui.
10 Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ? » 11 Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Devant les défauts ou les fautes des hommes qui lui sont présentés, Jésus ne regarde que l'être formidable qu'il pourra devenir malgré tout,  il ne classe et ne fige personne par rapport à son passé.

 

DIMANCHE 29 MARS 2009

5ème de Carème.

Jérémie 31,31-34  Ps 50  Hébreux 5,7-9  Jean 12,20-33

20 Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, 21 quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » 22 Philippe va le dire à André ; et tous deux vont le dire à Jésus. 23 Alors Jésus leur déclare : « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. 24 Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. 25 Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. 26 Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
27 Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? - Mais non ! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! 28 Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. » 29 En l'entendant, la foule qui se tenait là disait que c'était un coup de tonnerre ; d'autres disaient : « C'est un ange qui lui a parlé. » 30 Mais Jésus leur répondit : « Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, c'est pour vous. 31 Voici maintenant que ce monde est jugé ; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors ; 32 et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. » 33 Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

Jésus perd sa vie et la donne en acceptant cette mort sur la croix qu'on lui impose. Il en fait un rendez-vous avec les hommes où il boit leurs péchés et leur trace un chemin vers la vie éternelle.

paul

Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur : Jean.

Jésus se trouvait, à cette époque là, dans l'enceinte du Temple et annonçait son heure ou il allait être « glorifié »….
Quelle sombre gloire ! A l'entendre, pour triompher il faut mourir, pour sauver sa vie, la perdre : «: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit » Ainsi cette terre connaîtrait d'avance le secret du « renoncement créateur », de la souffrance rédemptrice. Mystère, quant on y songe, inscrit dans la nature…….

Et de la même façon, servir aujourd’hui Jésus Christ signifie le suivre sur le chemin de la croix. Ceci serait suffisant pour nous décourager si nous n’étions pas sûr de récolter le fruit de l’arbre de la croix. Le fruit est celui de la vie éternelle. Jésus nous l’explique avec cette image du grain de blé qui meurt en terre et qui néanmoins produit du fruit en abondance…….Ou, en d’autre termes, si, dans l'extrême souffrance de l'abandon par Dieu et par les hommes, Jésus n'a pas sombré, celui qui s’attache à lui dans une foi confiante ne sombrera pas...
Toutefois, ma religion ne me demande pas non plus de quitter cette terre pour regarder un ciel imaginaire, mais de devenir moi-même ce Ciel, de transfigurer ma vie de chaque jour en laissant transparaître en moi toute la Lumière et toute la joie de Dieu……..
Il ne s'agit pas de me détourner de la vie, mais bien d'y entrer, car c'est avant la mort que je risque d'être mort si je refuse de faire de ma vie une création continuelle de grâce et de bonté.

………..Aussitôt après ces paroles dites, Jésus s'interrompt. Et sans doute le harcelait-on alors de questions absurdes….. Il allait mourir, la partie était jouée, et personne encore n'avait compris…..On crut voir alors sa main tremblante glisser de son front à ses yeux, comme pour ne pas voir, à deux pas de lui, cette porte ouverte, affreuse, sur les ténèbres…..Mais aussitôt il se reprend : c'est pour cette agonie et pour cette mort qu'il est venu. Ce n'est plus au peuple qu'il s'adresse mais à lui-même pour se conforter, lorsqu'il jette ce cri de victoire : « et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. . » Tous….. et même ceux qui vont le torturer………..

Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur : Jean.

 

SAMEDI 28 MARS 2009

St Vincent Ferrier.

Jérémie 11,18-20  Ps 7  JEAN 7,40-53

40 Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C'est vraiment lui, le grand Prophète ! » 41 D'autres disaient : « C'est lui le Messie ! » Mais d'autres encore demandaient : « Est-ce que le Messie peut venir de Galilée ? 42 L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David ! » 43 C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet. 44 Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
45 Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent : « Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené ? » 46 Les gardes répondirent : « Jamais un homme n'a parlé comme cet homme ! » 47 Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? 48 Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? 49 Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » 50 Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus ; il leur dit : 51 « Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait ? » 52 Ils lui répondirent : « Alors, toi aussi, tu es de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » 53 Puis ils rentrèrent chacun chez soi.

Les hommes perçoivent leurs voisins par les informations récentes, ils les classent. Qui cherche où est né Jésus ? Il vient de Galilée et ne peut être né que de ce pauvre pays.

VENDREDI 27 MARS 2009

4eme semaine

Sagesse 2,1... 22  Ps 33  JEAN 7,2... 30

2 La fête juive des Tentes approchait. 3 Alors les frères de Jésus lui dirent : « Ne reste pas ici, va en Judée pour que les disciples que tu as là-bas voient eux aussi les oeuvres que tu fais. 4 On n'agit pas en secret quand on veut être connu. Puisque tu fais de telles choses, manifeste-toi au monde. » 5 (En effet, les frères de Jésus eux-mêmes ne croyaient pas en lui.) 6 Jésus leur dit alors : « Pour moi, le moment n'est pas encore venu ; pour vous, c'est toujours le moment favorable. 7 Le monde ne peut pas avoir de haine contre vous ; mais il a de la haine contre moi parce que je témoigne que ses oeuvres sont mauvaises. 8 Vous autres, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête parce que le moment pour moi n'est pas encore arrivé. » 9 Cela dit, il demeura en Galilée. 10 Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
11 Les Juifs le cherchaient pendant la fête, en disant : « Où est donc cet homme ? » 12 On discutait beaucoup à son sujet dans la foule. Les uns disaient : « C'est un homme de bien. » D'autres répliquaient : « Non, il égare la foule. » 13 Toutefois, personne ne parlait ouvertement de lui, par crainte des Juifs.
14 La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. 15 Dans leur étonnement, les Juifs disaient : « Comment cet homme connaît-il tant de choses sans avoir fait d'études ? » 16 Jésus leur répondit : « Mon enseignement n'est pas le mien : c'est l'enseignement de celui qui m'a envoyé. 17 Celui qui veut faire la volonté de Dieu saura si cet enseignement vient de Dieu, ou si je ne parle qu'en mon nom. 18 Si quelqu'un ne parle qu'en son nom, il cherche sa propre gloire ; mais si quelqu'un cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, il est dans le vrai, et il n'y a en lui rien de mal. 19 N'est-ce pas Moïse qui vous a donné la Loi ? Or, aucun de vous n'agit selon la Loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ? » 20 La foule répondit : « Tu es un possédé. Qui donc cherche à te faire mourir ? » 21 Jésus leur répondit : « Pour une seule oeuvre que j'ai faite, vous voilà tous dans l'étonnement. 22 Moïse vous a prescrit la circoncision (en fait elle ne vient pas de Moïse, mais des patriarches), et vous la pratiquez même le jour du sabbat. 23 Eh bien ! Si le jour du sabbat, un être humain peut recevoir la circoncision afin que la loi de Moïse soit respectée, pourquoi vous mettez-vous en colère contre moi parce que j'ai guéri un être humain tout entier le jour du sabbat ? 24 Ne jugez pas d'après l'apparence, mais selon la justice. »
25 Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ? 26 Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie ? 27 Mais lui, nous savons d'où il est. Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d'où il est. » 28 Jésus, qui enseignait dans le Temple, s'écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d'où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m'a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas. 29 Moi, je le connais parce que je viens d'auprès de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. »
30 On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n'était pas encore venue.

Le paradoxe de Jésus, c'est qu'en tant qu'homme, on sait qu'il vient de Nazareth, mais personne ne sait qu'il est né à Bethléem, c'est un secret .

JEUDI 26 MARS 2009

Jeudi de la 4ème semaine de carême.

Exode 32,7-14  Ps 105  Jean 5,31-47

31 Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai ; 32 il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai. 33 Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. 34 Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. 35 Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière. 36 Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les oeuvres que le Père m'a données à accomplir ; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé. 37 Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face, 38 et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père. 39 Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, 40 et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
41 La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; 42 d'ailleurs je vous connais : vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu. 43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! 44 Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique !
45 Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. 46 Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture. 47 Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis ?

Si on a en nous l'amour de Dieu, on reconnaît d'où viennent les œuvres de Jésus, et on reçoit Jésus comme Fils de Dieu.

MERCREDI 25 MARS 2009

Annonciation du Seigneur.

Isaïe 7,10-14;8,10  Ps 39  Hébreux 10,4-10  Luc 1,26-38

26 (péricope) Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 27 à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.28 L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » 29 A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. 30 L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »34 Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » 35 L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. 36 Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. 37 Car rien n'est impossible à Dieu. » 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l'ange la quitta.

Ce qu'il faut adorer et contempler dans le silence et la prière, ce sont les moments après que l'ange ait quitté Marie.

 

Mercredi de la 4ème semaine de carême.

Isaïe 49,8-15  Ps 144  JEAN 5,17-30

17 Jésus leur déclara : « Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'oeuvre, et moi aussi je suis à l'oeuvre. » 18 C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.
19 Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. 20 Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des oeuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement. 21 Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut. 22 Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, 23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l'a envoyé. 24 Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.
25 Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient - et c'est maintenant - où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. 26 Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ; 27 et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. 28 Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : 29 ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés.
30 Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d'après ce que j'entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.

Jésus, en plus de sa nature humaine, a la présence de son Père, Dieu, en lui. Il tire ses œuvres exeptionnelles de cette présence, en communion avec Dieu, UN en lui.

MARDI 24 mars 2009

Mardi de la 4ème semaine de carême.

Ezékiel 47,1-9.12  Ps 45  JEAN 5,1-16

1 Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. 2 Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, 3 sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés. 5 Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. 6 Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » 7 Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. » 8 Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » 9 Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat. 10 Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C'est le sabbat ! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard. » 11 Il leur répliqua : « Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit : 'Prends ton brancard, et marche !' » 12 Ils l'interrogèrent : « Quel est l'homme qui t'a dit : 'Prends-le, et marche' ? » 13 Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
14 Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. » 15 L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. 16 Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

Pour Jésus, face à la vie et la santé,  il n'y a pas de loi qui doive restreindre l'action de faire le bien.

 

LUNDI 23 MARS 2009

Lundi de la 4ème semaine de Carême. St Turibio de Mogrovejo

Isaïe 65,17-21  Ps 29  JEAN 4,43-54

43 (péricope) Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. 44 (Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays.) 45 Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête.46 Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. 47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. 48 Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? » 49 Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » 50 Jésus lui répond : «Va, ton fils est vivant. » L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.51 Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. 52 Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté. » 53 Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison.54 Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

Les signes que Jésus donnent comme les miracles, le peuple les tire de Jésus, malgré lui, car il est plus honoré d'une foi simple qui ne demande rien et qui fait confiance.

DIMANCHE 22 MARS 2009

4ème de Carême.

Second livre des Chroniques 36,14-16.19-23  Ps 136  Éphésiens 2,4-10  JEAN 3,14-21

14 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, 15 afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. 17 Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. 18 Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 19 Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. 20 En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées ; 21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu. »

 

Répondre oui a la foi qui nous est proposée par Dieu, nous invitant à recevoir de Jésus seul, les capacités de sortir du mal et d'aimer, car nous acceptons que sa lumière révèle ce qui est mal ou bien dans nos actes.

paul

Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur principal: Eric.

L’extrême pureté du discours de Jésus, exempt de tout superflu et qui va droit au but, donne à ces lignes une puissance et une efficacité absolues : celles du Verbe de Dieu qui transperce l’âme comme le glaive transperce le cœur.
Revenons donc un peu sur ces versets :

Le Fils a été envoyé dans le monde par le Père pour le sauver, et non pour le juger.
Car l’homme a besoin d’être sauvé, enfoncé qu’il est dans le péché. Pour cela, il lui suffit de croire, c’est-à-dire de se faire un cœur d’enfant qui lui permet de s’abreuver à la source éternelle.
Cette source inépuisable régénère alors son cœur et l’homme renait, comme Jésus le dit à Nicodème quelques versets avant.
L’homme renaît et du même coup témoigne de la lumière et devient lui-même lumière. C’est-à-dire témoin du Christ.

Si par contre il refuse de croire, il se condamne lui-même à rester dans les ténèbres, et en fait s’il ne croit pas c’est qu’il veut rester dans les ténèbres. Il fait ce choix parce qu’il se complait dans son péché et ne veut pas y renoncer.

Bien sûr, cela ne veut pas dire que ceux qui ne croient pas au Christ préfèrent les ténèbres du péché : beaucoup d’athées ou de non chrétiens sont des justes et peuvent donner des leçons à bien des chrétiens.
Mais cela veut dire que ceux qui refusent délibérément et profondément de croire, préfèrent les ténèbres et se jugent eux-mêmes.

Cela peut d’ailleurs être notre cas, nous qui nous disons disciples du Christ : je peux me mettre dans les ténèbres lorsque par exemple j’élève des barrières de complication et de falsification entre la limpidité du message évangélique et tous mes frères incroyants ou mal-croyants pour qui je dois être le témoin du Christ.
Car là ce n’est pas dans le Christ que je mets ma foi, mais dans mon seul orgueil.

C’est la tentation de l’intégrisme, du dogmatisme forcené, du pharisianisme. C’est celle qui aboutit inéluctablement à l’orgueil de celui qui se croit au-dessus des autres et qu’il peut les juger, leur jeter l’anathème, les traiter d’hérétiques. C’est ce qui a valu à l’Eglise ses plus grandes divisions, c’est ce qui empêche tous rapprochements. C’est pour qualifier ce comportement que notre très doux Seigneur Jésus utilisa les mots extrêmement durs d’"engeance de vipère" ou de "sépulcres blanchis". C’est sans doute cela le péché contre l’Esprit.

Oui, si je veux renaître, il me faut retrouver un cœur d’enfant, et non garder celui des juges qui condamnèrent au bûcher une Sainte comme Jeanne .

Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur principal: Eric.

SAMEDI 21 MARS 2009

Samedi de la 3ème semaine de Carême.

Osée 6,1-6  Ps 50  Luc 18,9-14

9 (péricope) Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres : 10 « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain. 11 Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : 'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. 12 Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.' 13 Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : 'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !' 14 Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »

Pour être chrétien, il faut être persuadé que nous sommes capables de tous les péchés et que ce n'est que par la grâce de Dieu, à chaque instant, que l'on peut faire le bien et aimer.

VENDREDI 20 MARS 2009

Vendredi de la 3ème semaine de Carême.

Osée 14,2-10  Ps 80  MARC 12,28b-34

28 Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » 29 Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. 30 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. 31 Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » 32 Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. 33 L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » 34 Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.

Première urgence : AIMER,et qui en premier ? Dieu, et de tout son cœur, de toutes ses forces et de son intelligence.Et pour cela le chercher, demander a Jésus de nous le révéler, prendre du temps avec lui et pour lui.Et comme l'amour est un, aimer son prochain comme soi-même, donc avoir aussi de l'amour pour soi, se respecter, être "bien dans sa peau", pour aimer les autres pour leurs vraies bien.

méditation a notre paroisse en se jours:

Chant scout : "Je veux t'aimer sans cesse de tout mon cœur, protège ma promesse, Seigneur Jésus"

29. "...Le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur..."

30. "...Tu aimeras le Seigneur ton Dieu..."

Notre amour de Dieu peut être comme un iceberg, une partie cachée qui est nos prières secrètes du matin et du soir, et une partie visible, notre prière communautaire et en église. En ce temps de carême,  savons-nous donner à Dieu une partie de nos moments de loisirs ?

"...de tout ton cœur..." -  L'amour de notre cœur et notre soif d'être aimés sont-ils tournés vers le Père, par Jésus et dans l'Esprit saint ? Croyons-nous assez en son infini amour, à son immensité au-delà de toute la création ? Notre cœur est-il fidèle avec notre conjoint sans autre curiosité ni attachement ? Savons-nous, par le pardon immédiat, éliminer toute haine ou toute rancune ?...

"...de toute ton âme..." - La force de notre âme, c'est le désir. Savons-nous l'orienter vers Jésus et son père ? Savons-nous demander à Jésus d'ouvrir notre âme par son Esprit à son Père, qui lui seul révèle ?...

"...de tout ton esprit..." - En cette année de l'astronomie, donnons-nous à notre esprit l'espace nécessaire pour comprendre l'immensité de la création du Père et l'importance de son trône, afin de l'adorer dans sa grandeur infinie ?...

"...et de toute ta force." Savons-nous, dès le réveil, orienter nos forces pour l'amour de Jésus et son Eglise, et faire un détour vers sa présence eucharistique dans nos églises ?...

- Chant : "Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous aime"

"Tu aimeras ton prochain comme toi-même..." La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant. Savons-nous avant tout nous aimer, nous rendre aimable, être heureux avec Dieu et nos frères de tous horizons ?...

"Tu aimeras..." Savons-nous éviter tout engagement et toute compromission avec ce qui touche à la haine, à poser des actes de pardon, à prier pour ceux qui ne nous aiment pas ?...

"Tu aimeras ton prochain..." Prenons garde d'aimer autant nos proches que les personnes que nous rencontrons occasionnellement.

"Tu aimeras prochain comme toi-même." Avec nos proches ou ceux plus éloignés, recherchons-nous à promouvoir leur dignité, leur joie, leur bonheur ?... Savons-nous partager avec eux notre découvert de Jésus ?...

Seigneur, donne-nous de faire de ces deux commandements le cœur de notre vie.

Paul Mandonnaud

 

 

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